QUAND LA DEPENDANCE S’INSTALLE
chez les personnes agées.
Quelques conseils d’une psychologue, Madame Chantalle SERVAIS.
Les questions :
- Alzheimer
- Aide sociale et coût de la dépendance
- Comment prévenir un parent désorienté
- Difficultés pour placer un parent en maison de retraite
- Comment décider à la place d’un proche
- Remettre dans la réalité quelqu’un de perdu
- Que faire devant une attitude violente
- Maintien à domicile
Il faut voir la réalité, même si cela est difficile. La personne qui est désorientée ne veut pas accepter la réalité, elle a tendance à tricher et souvent elle présente un état dépressif. Il ne faut pas la contrarier mais l’écouter et la questionner. Si elle fait le bordel dans sa chambre, pour elle ce n’est rien (elle met de l’ordre à sa façon), plus l’on pose de questions, plus on la stresse.
Quand la mémoire ne fonctionne plus c’est la mémoire ancienne qui refait surface. On peut la stimuler en lui faisant écouter de la musique de son époque.
S’il devient nécessaire de la placer, ne jamais lui mentir en racontant qu’il s’agit d’un essai et qu’on la reprendra si cela ne lui convient pas. Même si la personne est d’accord pour rentrer en maison de retraite, c’est toujours un grand choc de quitter l’environnement où l’on a vécu.
Son agressivité est une forme de souffrance. Il faut éviter de se culpabiliser lorsque l’on soigne une personne désorientée. Pour stopper les émotions il faut éviter de regarder le sol mais lever les yeux et regarder vers le haut pour les effacer. Il faut faire ce que l’on peut mais ne pas user ses forces.
Après 80 ans il est difficile de faire un diagnostic de la maladie d’Alzheimer. Le rire est toujours une bonne thérapie pour bien vieillir.
Pierre DUPRE.
L’animatrice après s’être présentée a souhaité savoir quelle était la motivation des présents pour ce débat. Afin de connaître les préoccupations des uns et des autres, elle nous demanda de nous scinder en 6 à 7 groupes autour des tables, pour un brainstorming. Elle nous donna 10 minutes pour formuler quelques questions. Elle en fit ensuite la synthèse sur un tableau papier afin d’organiser son animation et le débat.
1) Questions relevées
· Les structures existantes ont des coûts exorbitants au regard des moyens financiers et des aides insuffisantes qui ne bouclent pas, sauf à dépouiller le patrimoine familial.
· Existe-t-il des établissements accessibles aux handicapés ?
· Comment les personnes dépendantes peuvent trouver une aide adéquate pour qu’elles puissent, lorsque leur autonomie le permet, gérer autant que possible leur état de santé ?
· Comment les enfants peuvent prévenir, les situations des personnes âgées désorientées ?
· Comment et quand la famille peut prendre une décision de placement, lorsque celle-ci ne s’est pas rendu compte que des limites insupportables étaient dépassées ?
· Le grand souci c’est de devoir décider la mise en maison de retraite du parent dépendant ?
· Y-a-t-il des limites pour prendre la décision de placement ?
· Comment l’enfant doit s’y prendre pour intervenir dans le couple de parents lorsqu’un membre du couple est désorienté et que l’autre se refuse de l’admettre ?
· Comment faire pour ne pas vexer la personne désorientée, dans ce qu’elle veut, pour qu’elle se sente vraiment en sécurité etc….
· Faut-il recadrer dans la réalité un parent désorienté ?
· Quand la souffrance du parent et des enfants est lourde à supporter, comment faire ?
· Parfois après des crises de violences, de courts instants de tendresse sont très apaisants ?







