SANTE

 
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Compte-rendu d’une rencontre

du Conseil de Sages avec le Directeur

de la Polyclinique de Grande-Synthe

 

 


Pour le passé :

Comme tous les acteurs hospitaliers, la Polyclinique souffre actuellement dans sa structure et son fonctionnement, d’une pénurie d’ordre national, de médecins et spécialistes, ainsi que de moyens technologiques, dont les causes résultent d’erreurs d’analyse sur l’état des lieux de la santé publique française, commises par les gouvernements au début des années 80.

 

Alors confronté au déficit abyssal des comptes de la Sécurité Sociale, l’Etat n’ayant pas confiance aux demandes jugées exagérées des patrons de facultés de médecine, en terme de formation de médecins, l’a conduit à ne voir dans ce déficit, qu’un abus délibéré de dépenses causées par un trop grand nombre de prescripteurs de soins.

 

Conclusion :

Il y avait trop de médecins formés en France.

 

C’est ainsi que le nombre de médecins sortant des écoles a nettement diminué dans les années 80. Il serait actuellement de 5000/an et il faudra encore 12 ans de souffrance pour revenir à la normale car il faut de 10 à 14 ans pour former un médecin spécialiste.

 

L’histoire de ces 25 dernières années, prouve que le déficit de la Sécurité Sociale ne s’est pas résorbé, malgré 1/3 de prescripteurs de soins en moins. Mais à cela, il y a bien d’autres causes :

 

a)      la persistance d’un taux de chômage élevé, la baisse des salariés actifs, qui amputent les rentrées de cotisations dans les caisses de Sécurité Sociale : seul financement actuel.

b)      l’envolée des coûts pratiqués dans les établissements hospitaliers, du nombre et du coût des actes généralistes et des médicaments. Des actes et examens pré-opératoires.

c)      le surcoût des innovations techniques et technologiques apportées aux plateaux opératoires.

d)      la montée en puissance des exigences et des garanties posées par le milieu professionnel en matière de respect de leurs conditions de travail et de vie.

e)      l’évolution des comportements et la montée en puissance d’exigences et garanties nouvelles posées par les patients, pour la qualité des soins et lors de leurs hospitalisations.

f)        la montée de la voyoucratie financière qui grève les comptes de notre Sécurité Sociale.

 

Pour le présent :

Dans l’attente du retour à l’équilibre des équipes médicales, ces pénuries sont en partie compensées par la création d’une mutualisation géographique des moyens existants sur notre littoral. Et ce, dans le but d’assurer la qualité et la continuité des soins et du service public.

 

Le déficit des caisses de Sécurité Sociale, oblige à l’optimisation des dépenses en minimisant les coûts de structure et de fonctionnement des établissements travaillant ainsi en réseau.

 

Au demeurant, la Polyclinique manque de 25 postes à pourvoir dans ses différents services.

 

Notre projet régional de santé publique a permis de réaliser :

1)      le regroupement de la néonatalogie de Dunkerque à la Polyclinique.

2)      le service de réadaptation cardio/soins intensifs est regroupé au CHD, mais la cardio ordinaire est maintenue ici.

3)      la gastro-entérologie a des difficultés de recrutement.

4)      la pneumologie, l’urologie, le labo et les urgences se développeront ici. A noter que le service des urgences recevant 18 à 20000 patients/an, se développera ici.

5)      la radiologie est maintenue avec un partenariat avec le CHD qui manque de moyens.

6)      la chirurgie, l’orthopédie et la traumatologie seront transférées tout ou en partie au CHD. Mais les examens et les consultations pré-opératoires se feront ici avec notre chirurgien qui fera l’opération au CHD.

 

Pour l’avenir :

Notre projet régional de santé a retenu comme idéal du secteur littoral, les investissements suivants :

 

A)    Construction d’un nouveau bâtiment devant la Polyclinique :

1)      pour accueillir la maternité des Bazennes.

2)      pour disposer du nombre requis par la loi, de chambres à 1 lit (80% de l’ensemble) et notamment pour les besoins de l’obstétrique.

3)      créer un service de médecine polyvalente et gériatrique de 32 lits, doté de 2 médecins internistes. Un travail en réseau sera établi avec les maisons de retraite médicalisées.

B)    Construction d’un autre bâtiment derrière la polyclinique :

1)      d’une clinique de 40 lits de psychiatrie générale, avec jardins appropriés.

2)      à côté de cette clinique, implantation d’un pôle de santé gériatrique EPSM Flandre. Ce dossier est soumis au Conseil Général.

 

Une visite des différents services s’est déroulée avec les membres du Conseil de Sages présents, aux côtés de Messieurs Jean-Claude DELALONDE, Directeur de la Polyclinique, René LEVY, son Trésorier, Madame Marie-Louise LEDEUX, Présidente du Conseil de Sages et de Monsieur Jacques BOIVIN, son Responsable d’Atelier Santé.

 

 

Monsieur Jacques BOIVIN a promis de relayer les messages et remercia Monsieur le Directeur pour l’éclairage complet et

rassurant apporté. Et aussi, quant à la détermination de l’établissement de continuer son combat afin de pérenniser ses activités dans le cadre du Littoral Nord/Pas-de-Calais. Voilà qui devrait taire pour un temps les rumeurs négationnistes.

 

 

Le Secrétaire Adjoint,

Guy CARELLE.